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Les "Sensitivity readers" officiellement incontournables en France


© Pixabay


Il y a deux ans, vous découvriez dans nos colonnes les "sensitivity readers" ces relecteurs chargés de traquer les micro-offenses dans les projets de manuscrits ou de scénarii.


À présent, comme semble s'en féliciter Le Monde, « officiellement ou non, toutes les grandes maisons d'édition y ont recours et les agences spécialisées se multiplient ».


Le livre de Jeanine Cummins - American Dirt, le 20 août 2020 a précipité le développement de la profession. Il aborde l'histoire d'une libraire mexicaine qui, confrontée aux cartels mexicains, est obligée de prendre la fuite. Accusée de caricaturer le Mexique et l'immigration, mais aussi de céder à des appropriations culturelles, une polémique enflamme les réseaux sociaux. Son ampleur inquiète bon nombre de maisons d'édition. Pour se protéger, elles ont engagé, publiquement ou en secret, ces agences de sensitivity readers. Ces dernières sont chargées de détecter - pour les gommer, l'ensemble des éléments qui pourraient heurter la sensibilité (exacerbée) de telles ou telles communautés.


Mais, comment choisir ces professionnels de l'auto-censure ? Des agences spécialisées vous proposent, pour éclairer votre recrutement, des curriculum vitæ - très complets - aux antipodes de ce à quoi nous sommes habitués...


Ils vous permettent de savoir que certains maîtrisent l'emploi du pronom "iel" ou de l'écriture inclusive - comme pour l'interprète dont nous vous avions parlé, mais également si votre relecteur est « bisexuel/pansexuel », « maîtrise la culture drag » (entendre ici "drag queen" et non pas « drague »), ou si ces services vous sont proposés par une « blanche, musulmane (convertie), autiste, sourde, bipolaire de type 1 ».





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